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Nouvelles frappes dans le Golfe après l'annonce de la fermeture d'Ormuz par l'Iran
information fournie par AFP 13/07/2026 à 00:30

Un porte-conteneurs au large de l'émirat de Sharjahn dans le golfe d'Oman, le 28 juin 2026 ( AFP / - )

Un porte-conteneurs au large de l'émirat de Sharjahn dans le golfe d'Oman, le 28 juin 2026 ( AFP / - )

Les Etats-Unis ont annoncé dimanche soir mener une nouvelle salve de frappes contre l'Iran en riposte aux attaques de navires dans le détroit d'Ormuz par la République islamique.

Les frappes ont repris à partir de 21H00 GMT, a annoncé sur X le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), affirmant vouloir empêcher Téhéran "d'attaquer les équipages civils et navires commerciaux" dans le détroit.

"Le commandant en chef a ordonné ces frappes afin que les forces iraniennes rendent des comptes", a ajouté l'armée en désignant le président américain Donald Trump.

Les Etats-Unis continuent d'assurer que ce passage stratégique pour le commercial mondial d'hydrocarbures reste ouvert, à rebours de ce que soutient Téhéran, qui en revendique le contrôle.

Un média d'Etat iranien a fait état d'explosions dans le sud du pays, notamment à Bandar Abbas, localité bordant le détroit.

Ces bombardements ont "réduit à néant tous les efforts de ces derniers mois" visant à rétablir la paix dans la région, a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les affrontements entre les Etats-Unis et l'Iran ont repris cette semaine, alors que les deux pays avaient signé le 17 juin un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur la République islamique.

Dans l'après-midi, l'agence de presse iranienne a fait état d'un mort et de deux blessés dans une attaque "ennemie" sur l'île de Farur. Le Koweït a annoncé lui des tirs contre trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore, faisant un blessé et des dégâts.

L'accord de juin prévoyait notamment une réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du brut mondial et dont la fermeture par l'Iran au début de la guerre avait provoqué une flambée des cours du pétrole.

Hausse du pétrole

Les prix de l'or noir sont repartis en forte hausse: le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, référence internationale, augmentait de 3,75% à 78,86 dollars vers 22H10 GMT. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en août, grimpait de 3,65% à 74,02 dollars.

Signe de l'enjeu, le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, cité par l'agence Isna, a déclaré dimanche que le détroit d'Ormuz était "plus important que des dizaines de bombes atomiques", alors que son pays est accusé de chercher à obtenir l'arme nucléaire, ce qu'il dément.

"Le transit par le détroit d'Ormuz n'est actuellement pas possible", a indiqué plus tard l'agence de presse de l'Autorité judiciaire iranienne, Mizan Online.

Détroit d'Ormuz : de nouvelles routes émergent mais l'insécurité persiste ( AFP / Nicholas SHEARMAN )

Détroit d'Ormuz : de nouvelles routes émergent mais l'insécurité persiste ( AFP / Nicholas SHEARMAN )

L'Iran avait annoncé plus tôt sa fermeture "jusqu'à nouvel ordre", après avoir tiré sur un navire qui empruntait selon lui une "route non autorisée".

Téhéran autorise un seul couloir de navigation, le long de ses côtes, et exclut tout retour à la situation d'avant-guerre, quand la circulation dans le détroit était libre et gratuite.

En représailles, le Centcom a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche quelque 140 frappes contre des cibles militaires, visant notamment "des sites de missiles et de drones iraniens, des moyens navals, des dépôts de munitions, des réseaux de communication".

L'Iran a indiqué avoir répliqué en visant une base aérienne américaine au Qatar, où trois personnes ont été blessées.

Les Emirats arabes unis et la Jordanie, autres alliés des Etats-Unis, ont dit aussi avoir été ciblés par des missiles iraniens, et Bahreïn a activé les sirènes d'alerte aérienne.

Appels à la désescalade

Les Gardiens de la révolution ont par ailleurs revendiqué une rare attaque sur le voisin d'en face, Oman, affirmant avoir détruit des bases d'appui logistique aux porte-avions américains, selon la télévision d'Etat.

L'attaque a été fermement condamnée par le sultanat, qui avait accueilli samedi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi pour discuter de la gestion du détroit d'Ormuz, que les deux pays bordent.

Des partisans des rebelles pro-iraniens Houthis au Yémen manifestent à Sanaa contre les frappes américaines en Iran, le 10 juillet 2026 ( AFP / Mohammed HUWAIS )

Des partisans des rebelles pro-iraniens Houthis au Yémen manifestent à Sanaa contre les frappes américaines en Iran, le 10 juillet 2026 ( AFP / Mohammed HUWAIS )

Oman a annoncé dimanche avoir secouru 23 membres d'équipage et qu'un autre était porté disparu après l'attaque du navire qui a déclenché la riposte américaine.

Selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, l'attaque a eu lieu au large du sultanat et a obligé les marins à abandonner le navire en flammes.

Les Etats-Unis avaient déjà bombardé l'Iran dans la nuit de mardi à mercredi et la suivante, après avoir imputé à Téhéran la responsabilité d'attaques contre des navires commerciaux. En représailles, l'Iran avait frappé des cibles au Koweït, à Bahreïn et au Qatar.

25 commentaires

  • 00:28

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